Surexposition

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Les aventures de Dieu

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 13 septembre 2009

Dieu est Belge

2009.08.06 Brugge

Ca va peut-être vous surprendre, et moi même j’en suis resté considérablement retourné en apprenant cette nouvelle effroyable, mais il semblerait, à la lecture attentive de la Bible et du Pif Gadget n°137 (celui avec un coussin péteur en cadeau), que Dieu soit en réalité Belge. Comme Johnny Hallyday, si vous me permettez ce raccourci graveleux aux frontières de l’insoutenable, la seule différence étant qu’à notre connaissance, Dieu ne s’est encore jamais pris pour Johnny Hallyday. Et que surtout, lorsqu’il s’agit de Johnny, on a tout de suite beaucoup plus de mal à aimer son prochain. Disque. Dieu n’est donc pas musulman, Dieu n’est pas juif, Dieu est Belge. Une fois. Et même plutôt deux fois qu’une, si l’on en croit les nombreux témoignages d’amours passionnels qui recouvrent les murs diaphanes des églises flamandes où il fait bon traînasser entre deux bières à la terrasse d’un café d’Anvers et contre tout. Dieu est partout, et surtout en Belgique, pays de la diversité culturelle et de l’amour de l’autre, plat pays qui n’a de plat que le sobriquet et la géographie tant il regorge de merveilles qui ne peuvent décemment être que d’inspirations divines, à commencer par cet élément ultime sans lequel la vie ne serait rien, pas l’eau, non, ni le feu, l’air ou la terre, mais la frite. La gastronomie sans la frite, c’est comme un steak sans poivre ou un baiser sans moustache, ça n’a pas de sens, et c’est bien pour cela que la Belgique existe, et c’est bien pour cela que dans un de ses instants d’infinie sagesse, l’Eternel a dit « que la frite soit », et la Belgique fut. Tout ça pour dire que Dieu est Belge, et que ça lui va comme un Gand.

Texte : Jonathan Hénault

jeudi 30 avril 2009

Dieu est un chauffeur routier

dieu chauffeur

Ca peut bien entendu vous sembler très étrange, et moi-même ça m’a bouleversé lorsque j’ai compris tout ce que cela impliquait, mais il semblerait bien qu’en réalité Dieu soit un chauffeur routier qui s’appelle Roger. Et ce n’est pas parce que Dieu est partout qu’il sait tout, c’est parce qu’il a une C.B dont il use et abuse à chaque fois qu’il croise un radar mobile. Lorsqu’il ne klaxonne pas les petites gonzesses en Renault 5 en faisant des appels de phare à ses potes qui arrivent en sens inverse, Dieu trompe l’ennui en doublant des camions espagnols à 87 km/h sur la voix de gauche histoire d’emmerder tout ces cons qui foncent sur lui à toute allure. Avec un peu de bol et quand la route est suffisamment détrempée, ça peut toujours déboucher sur un petit carambolage avec dix morts à la clé. Ca vaut pas une bonne épidémie de choléra, mais ça fait bien longtemps que Dieu a laissé tomber les épurations de masse. Quand Dieu est fatigué de tuer des gens pour le plaisir, il va se taper un bon steak frites au Buffalo Grill de l’aire de repos de Rougnoles-Sur-Gouffion. Puis il va pisser un bol, s’amuse une bonne dizaine de minutes avec le sèche-mains automatique et va se faire une petite sieste dans les herbes folles en pensant à tous ces guignols qui vont prier dans les églises pour aller au Paradis alors qu’il leur suffirait de prendre l’A80 et de sortir à trente bornes de Rodez pour tomber dessus.

Texte : Jonathan Hénault

vendredi 27 mars 2009

Dieu fume des cigarettes espagnoles

dieu_clope.jpg

Vous aurez sans doute un peu de mal à me croire, et je ne vous en voudrais pas d’être un poil dubitatif sur la question, mais nous avons toutes les raisons de penser que contrairement à ce que nous disait Gainsbourg, Dieu est un fumeur de cigarettes de contrebande. D’ailleurs, si l’on en croit les plus éminents théologiens, il n’aurait jamais dit à ses apôtres « mangez, ceci est mon corps », mais bien « fume, c’est de la bonne ». Dieu est même un très gros fumeur, qui s’enfile allègrement ses deux paquets par jour... et il est beaucoup plus fréquent, croyez-le ou non, de voir Dieu fumer comme un pompier que de voir un pompier fumer comme un Dieu (sauf dans les rêves érotico-comiques les plus salaces d’Astrid Schuman, mais c’est une autre histoire). Les jours de gros nuages, il n’est pas totalement abscons de penser que Dieu vient de se taper un narguilé avec Saint Pierre, qui ne manque jamais lui non plus une occasion d’aller s’en griller une dans les toilettes plutôt que de garder les portes du Paradis, où il est théoriquement interdit de fumer depuis l’entrée en vigueur de la loi Evin. Dieu s’en fout, il est comme Judge Dredd, la loi, c’est lui. Et Dieu continue malgré tout de fumer ses quarante clopes quotidiennes sans craindre pour ses poumons. Dieu s’en fout de ça aussi, et vous savez bien pourquoi : le cancer, il est contre.

Texte : Jonathan Hénault

- page 1 de 3